Quand la résistance ralentit l’inéluctable

S’adapter ou mourir telle est la question…

Darwin ou comment survivre

« Le tsunami numérique est en marche et détruit tout sur son passage »… tels étaient les propos tenus l’autre soir lors d’une rencontre entre industriels du vingtième siècle constatant l’évidente casse sociale engendrée par la numérisation des métiers. Les entreprises du CAC 40 elles même nous expliquent que le problème vient des start-up et des GAFA qui détruisent toutes les valeurs d’un système soit disant vertueux et ayant largement fait ses preuves…

Les Banques sont condamnés à l’horizon de 2025, la monnaie fiduciaire va disparaitre, le camion autonome va détruire 50 millions d’emplois sur la planète dans les 10 ans à venir, l’imprimante 3D va détruire bien au delà de l’emploi, une grande partie des filières de formation de type industriel et un seul homme sachant coder remplacera 10 techniciens, de maintenance, de règlage etc….

Alors, dans le rôle d’observateur qu’est le mien, je ne peux que constater la formidable énergie qui est consacrée à résister contre ce qui va inévitablement arriver, le regroupement d’intelligences associées afin de trouver des solutions pour ralentir, contrer le phénomène, construire des digues de sable afin de dévier le flot annoncé ne sert en réalité qu’à tenter de donner raison à une génération obsolète, tentant de conserver par devers eux le peu de richesses individuelles bien souvent issues d’un héritage reçu comme un cadeau qui finalement s’avère empoisonné.

Imaginez que tous ces moyens et cette énergie puissent être mis à disposition de l’adaptabilité, de la formation aux technologies futures, laissez moi penser que tout ceci est trop lent en réalité, que le cerveau humain n’est plus capable de réfléchir suffisamment vite face à l’évolution actuelle du monde, que toutes les résistances hypothèquent assurément l’avenir de la génération qui suit, et qu’à l’évidence, le soin palliatif coûte beaucoup plus cher que l’amputation laissant place à un terrain vierge sur lequel nous pourrions à moindre coût reconstruire le nouveau modèle.

Le tempo n’est plus en adéquation avec les contraintes du monde actuel, à l’évidence la précarité doit être intégrée comme un modèle à tous les échelons de nos sociétés, terminé les contrats de 10 ans qui donnaient la visibilité à l’investissement, les nouvelles technologies laissent place à l’agilité et permettent une adaptabilité en phase avec la demande changeant perpétuellement. Terminée l’assurance d’une réussite programmée si elle ne s’intègre pas comme une réponse à un besoin sans cesse en mutation. Il nous faut accepter l’évidence et apporter des solutions répondant à 360° au monde actuel, générant moins de déchets, moins de dégâts environnementaux, plus de partage, de collaboration, de respect du vivant et maitrisant l’outil pour ne pas qu’il nous dirige. Si le mot « Révolution » est utilisé c’est que nous n’en avons pas d’autre et qu’il renvoit à une forme de violence qu’il faut accepter, depuis la nuit des temps, chaque génération a dû faire face à des chocs plus violents que la précédente, force est de constater que si nous pouvions d’un coup d’un seul admettre la rupture plutôt que d’y résister la société s’adapterait beaucoup plus vite et que les solutions naîtraient beaucoup plus rapidement. Conflit de générations…. certainement, heureusement les valeurs changent en parallèle et la suprématie du pouvoir par la détention unique de la richesse est en train également d’être de façon très naturelle remise en cause…

Alors en guise de conclusion une phrase de Monsieur André Gide: « L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation » et c’est l’intelligence de nos générations à venir qui sauvera le monde, donc faisons leur confiance, et ayons le courage de prendre les bonnes décisions afin de leur laisser un terrain fertile et non pas jonché de cadavres agonisants symboles d’une résistance égoïste….

Valery JIMONET

 

 

L’extinction de l’espèce annoncée pour 2030!!!

L’extinction de l’espèce annoncée pour 2030!!!

La fin de l’espèce

Tout a débuté avec l’arrivée de la carte bleue, qui dans les années 80 nous faisait la promesse d’être le porte-monnaie sans risque et universel….

C’était sans compter les lobbys divers, limitant les transactions avec un montant minimum, et autres frais fixes imposés par les opérateurs repoussant de fait le seuil acceptable aux alentours des 15 € ou plutôt 100 vieux Francs de l’époque.

Ensuite quelques hommes politiques se feront remarquer tel que Monsieur SAPIN alors ministre de l’économie qui impose le montant maximum de transaction en liquide entre particuliers à un plafond de 1000 € et, dans un même temps, s’est fait le promoteur de la technologie NFC sans contact permettant de payer les menues dépenses inférieures à 10 euros, montant depuis repoussé à 30 euros.

Les Chiffres sont têtus

Néanmoins la vieille France résiste encore bien, les statistiques des types de règlements du particulier sont les suivantes:

[Zoom sur les statistiques de paiements de certains pays, dont la France. Source : BCE]

On est loin du but du Burkina Faso qui a décidé de passer à 100 % de transactions en numérique dès ce début 2018, loin de la Suède qui annonce pour 2020 la fin de la monnaie fiduciaire tout comme la Chine qui accélère sa transition et est le premier mastodonte à annoncer la fin du billet au profit d’une monnaie numérique pour 2025…..

Crypto ! vous avez dit crypto???

La naissance des crypto-monnaies n’annonce t-elle pas la fin du vieux système bancaire.Tiers de confiance, la légitimité de la banque va bientôt être remplacée par la block-chaîn qui garantira inéluctablement l’émetteur, le destinataire et le montant de toute transaction….

La grande révolution continue son avancée.

Malgré les résistances, le monde euclidien d’avant se désagrège rapidement mais sûrement. La monnaie fiduciaire qui était une des rares représentations physiques des frontières d’un État à fait son temps et en disparaissant emmène avec elle toute une quantité de pré-requis qui eux mêmes faisaient les fondamentaux d’un système verrouillé avec en tête l’alliance Banque/Etat.

Quand la monnaie se réinvente

La monnaie numérique a déjà franchi le 1er step qui caractérise la vie d’une in-novation en passant du stade « Impossible » à « Dangereux »

A quand l’évidence ?

Dangereux: Car un des risques majeur qui inquiète à ce jour les opérateurs est « le hold up du siècle »À l’heure de la monnaie fiduciaire la taille du préjudice ne dépendait que de la taille du camion utilisé par les malfaiteurs!

Or là !, aucune limite, plus de frontières….. Presque plus d’intervention humaine ni de logistique…….

Évident:  Car pourquoi le système bancaire serait à l’abri d’une disruption déjà subie par tant de couches de notre société ?,

En constatant le nombre de crypto-monnaies ayant vu le jour dans les mois passés ou certain y voit une opportunité d’indépendance loin d’une mutualisation d’autres y trouvent la sécurité nécessaire à la pérennisation de certains modèles.

Vers une réorganisation des fondamentaux

Quelles vont donc être les nouvelles frontières de ces nouvelles monnaies, une corporation ?, une matière première ?, une communauté ?, une religion?….

L’avenir devient de plus en plus passionnant avec ses bouleversements qui peut être, vont redistribuer les cartes d’un monde si vieux qu’il se réfère sans cesse à des valeurs bientôt accrochées, comme des œuvres au mur d’un musée enrobé du mythe et soutenu par le discours d’un guide qu’aucun contemporain ne peut contredire…. Vu qu’il est mort!

Un jour votre petit fils vous dira: « Quoi????? Vous aviez du papier dans les poches qui servait de monnaie d’échange!!! Mdr……… »

Valéry JIMONET

Le choc des générations

Le choc des générations

Je crois en toi !!!!
N’est-ce pas finalement la chose la plus cynique que l’on ne m’ait jamais dite?
Lorsque l’on croit, c’est que l’on n’est pas certain! La phrase prend donc un tout autre sens.

« Quand le savoir arrive, la croyance disparaît »

La seule chose permettant d’anéantir la croyance est le savoir !
La science n’est- elle- pas historiquement l’ennemie de la religion? Cette réflexion est aujourd’hui issue d’un constat fait chaque jour, d’un phénomène grandissant autrefois appeler le « choc des générations« , et  qui est devenu avec les nouvelles technologies un fléau pour les deux générations: celle en cours et celle à venir!
Ah! ce tuteur ! Professeurs, parents, parrain professionnel, dont on écoutait religieusement le savoir, déversé verticalement sans discussion, n’est-il pas en train de devenir toxique?
La disparation chaque jour des modèles anciens, dans une violence inouïe laissant sur le carreau des quantités de gens, n’est autre que le résultat de l’entêtement des anciens, dans un monde où la puissance ne rîme plus avec la taille mais avec l’agilité. Dans un monde ou le mentorat  s’est inversé, venant bousculer la suprématie de l’âge!
Dans un monde où les anciens qui s’accrochent au pouvoir persuadent ceux qui n’ont pas réussi, ceux qui ne trouvent pas de job, que c’est la fatalité d’un monde qui ne tourne plus rond !
Pire encore, les nouvelles technologies sont le problème et non pas la solution….

Retournez une pyramide et vous verrez que l’équilibre est  intenable !

Les gesticulations des vieux modèles, tout en conservant leur cadre de fonctionnement, tentent de s’adapter au nouveau monde et ne font que ralentir la révolution et causent, au-delà des dégâts financiers, des conséquences pour l’avenir même des générations futures…

Le « Burning Model »

La France a-t-elle un jour rattrapé le retard pris par l’entêtement de certains dirigeants lors de la mise en place du Minitel ? Alors qu’à l’époque Internet se développe sur toute la planète, prenant la responsabilité de retarder d’autant  la technologie, que tout le tissu éducatif et la recherche, aliénant de fait une génération de jeunes entrés en compétition 10 ans trop tard, mis à part les plus intuitifs qui à  l’époque ont su s’exiler vers d’autres terres plus accueillantes.

Vieux avant l’âge

Le paradoxe c’est que dans ce monde où l’on tente de retarder le moment de la mort, on est vieux de plus en plus jeune! Que l’attachement aux valeurs des siècles passés s’est transformé en plafond de verre sur lequel certains prennent du plaisir à voir échouer les autres, là ou eux, avaient soit disant réussi. Finalement,  le terme de Révolution numérique est certainement beaucoup plus adapté que l’on ne le croit, il faut accélérer la révolution, donner sa chance à notre jeune population de prendre le pouvoir, ne pas s’attacher aux conventions morales qui nous obligent, mais reconstruire sur de nouvelles valeurs en adéquation avec les attentes de la société de demain: Universelle, démocratique, visionnaire, dans le monde Topologique ou la donnée vole à la vitesse de l’éclair, plutôt que ce monde mal ordonné ou l’on piétine….

Valery JIMONET

 

Révolution numérique: LA FIN DE LA CONCENTRATION

Parce que le monde change en profondeur

-Allo? Tu fais quoi?

-Je suis le cours de Math du professeur Lockman

-Ah cool moi aussi!

-Tu es ou?

-A Sidney en Australie chez mon oncle, et toi?

-Chez moi à Dieppe!!!!

 

Cette conversation, hier surréaliste, est aujourd’hui possible et demain quotidienne…. Terminé l’ancien monde des coordonnées. Depuis l’empire Romain qui fut l’un des premiers à tracer des réseaux en Europe (Les voies Romaines) nous n’avons cessé de structurer l’espace par un système Euclidien. Avec l’invention de l’écriture d’une part mais surtout avec l’arrivée de l’imprimerie d’autre part, sont nées une quantité de sciences et de pratiques dont celle de la création de « l’adresse ».

Donne moi ton adresse

J’habite 23 boulevard du Général de Gaulle – 76200 DIEPPE, FRANCE. Adresse elle même issue d’un découpage logique, Pays, Ville, Rue, Numéro.

Numéro qui souvent exprimait le nombre de mètres entre le début de la rue et la maison concernée. L’adresse est le lieu ou l’on peut juridiquement me trouver, me contraindre.

Aujourd’hui à cette adresse je ne reçois plus que quelques prospectus dans ma boite aux lettres, que je m’empresse de glisser dans ma poubelle, des sortes de spams de l’ancien temps. Car ma nouvelle adresse est :

jv.conseils@orange.fr !!!!!

 

A cette adresse je reçois tout, mes courriers professionnels, juridiques, fiscaux et même souvent des mots d’amours… Mais rien ne suppose que je sois à un endroit précis, cette adresse me rend visible à chaque seconde et pourtant totalement invisible dans l’ancien monde.

L’annulation des distances

Et il en va de même pour toutes les strates de notre société qui peu à peu basculent dans le monde numérique  et l’entreprise est en première ligne.

Nous vivons l’annulation des distances, mes concurrents ne sont plus à 100 Km mais à 8 000 Km ! tout aussi capables de répondre, de délivrer à n’importe quel moment du jour ou de la nuit.

L’annulation des Grands Ensembles

Terminés également les lieux de concentration du savoir, inutile de continuer à bâtir d’immenses bibliothèques alors que tout est dans mon smartphone au bout de mon doigt ou que je me trouve.

Plus besoin de grands campus lorsque je peux suivre le cours de math du professeur Lockman où que je sois dans le monde… Les changements viennent bousculer les plus grands fondamentaux de notre société.

La 3ème Dimension

Nous avons donc changé de dimension, nous sommes dorénavant dans un monde topologique, sans coordonnées ou les distances ont été anéanties et dont la seule chance de survie sera l’agilité et la capacité à s’adapter.

L’entreprise doit également se reconsidérer dans la culture de sa richesse humaine, nombre de taches peuvent être réalisées à distance du lieu de concentration, dans bien des métiers. La polémique concernant les travailleurs détachés aujourd’hui en Europe sera une anecdote dans l’histoire si l’on imagine que nous pouvons d’ores et déjà obtenir en live et on line des prestations réalisées à l’autre bout du monde…

Quid des règles?

La crainte est de savoir comment l’encadrement juridico-social va s’adapter à ce nouveau monde, et surtout en combien de temps. Le phénomène est inéluctable, le problème est que vouloir adapter l’ancien système au nouveau risque d’être un véritable et interminable échec. C’est le pari des prochaines années, réinventer! Le droit, les règles, au delà des frontières.

L’enjeu est de taille et doit venir de l’intérieur! La toile est une zone de non droit!  Eh bien! toujours, des zones de non droits est né le droit! Un nouveau droit tenant compte des nouvelles donnes, adapté en terme d’espace, de vitesse et de confiance en l’humain.

L’attachement permanent au passé peu coûter cher et les peuples du monde moins chargés en histoire et en culture vont beaucoup plus vite que nous et nous montre certainement déjà le chemin.

Mon optimisme, force vive de mon quotidien, me laisse penser que la brèche étant ouverte, nous sommes chaque jour en train de faire des pas et qu’il est essentiel que nous soyons conscients de vivre une des plus importantes révolutions de l’histoire de l’humanité et que les nouvelles technologies nous laissent plus qu’hier entrevoir l’espoir d’en être chacun un acteur….

 

VJ

 

 

L’illectronisme est l’illettrisme du 21ème Siècle!

Et si l’illectronisme devenait cause nationale!

L’illectronisme cause nationale

A l’heure ou l’on se pose encore la question de savoir comment assurer à la population naissante une capacité à savoir correctement lire et écrire en fin de cycle primaire, un autre démon pointe le bout de son nez: L’illectronisme!

L’illectronisme est un néologisme, qui transpose le concept d’illettrisme dans le domaine de l’information électronique, mais pire que le premier, ce phénomène s’attaque directement et pour différentes raisons à toutes les tranches d’âge sans discernement. Seules les raisons sont aujourd’hui identifiables: Des déserts numériques constatés dans certaines parties du territoire, au manque de moyens économiques jusqu’à la simple réticence voir la peur, tout cela expose une partie de la population à l’exclusion pure et simple.

100% Connectés…

Quelle que soit la raison : effectuer un achat en ligne, payer ses impôts, rédiger un CV et chercher un emploi, ou bien tout simplement pour s’informer, aujourd’hui, le numérique est partout et les illectronistes doivent faire face à de nombreuses difficultés : car tout est mis en œuvre pour inciter les gens à utiliser de plus en plus les services numériques, ce qui accentue davantage encore le sentiment d’exclusion. A ce niveau on peut parler de véritable handicap.

Alors que l’illettrisme avait été déclaré Grande cause nationale en 2013, son avatar numérique, l’illectronisme (comprenez le manque de maîtrise des outils numériques, et l’exclusion qui en résulte) toucherait pas moins de 15% de la population, soit près de 10 millions de Français, d’après les chiffres du Ministère de la Recherche et de l’Economie numérique.

ATTENTION DANGER!

On nous a menti, je ne cesse de le répéter, ce n’est pas une transition numérique que nous vivons c’est une fracture. C’est rapide, violent et ne laisse que peu de chances aux décrocheurs qui à défaut d’être rapidement pris en main vont être ensevelis par l’évolution des technologies et la globalisation de l’outil numérique.

Travail et vie personnelle sont ponctués chaque jour un peu plus par la présence du numérique. Concernant l’exclusion par manque de moyens, la fracture est en train de se réduire, en effet, la Fondation Raspberry Pi, créée en 2008, a sorti lundi son nouveau modèle d’ordinateur ultra-compact à 30 euros. Il s’agit de la deuxième génération du Raspberry Pi, un PC de la taille d’une carte de crédit, bardée de composants informatiques, qui n’est rien moins que l’ordinateur personnel le moins cher du monde.

LE DESERT

La problématique des déserts numériques sur le territoire francais est en train de se résorber doucement et on nous annonce 100% de couverture pour 2020.

Mais quid des ainés, qui eux peuvent être confrontés à un problème moins mécanique que l’argent: La peur de casser!

L’innovation fait peur et dans une vie entamée à 60 ou 70% quel est l’intérêt d’intégrer une nouvelle technologie alors que tout fonctionnait très bien sans. Là est le problème du tempo et que cette réaction bien naturelle serait acceptable devant un phénomène lent, tel que nous l’avons connu, notamment dans la techno des téléviseurs par exemple ou certains modèles des années 80 fonctionnent encore…. Mais malheureusement force est de constater qu’il y a 10 ans l’Iphone n’existait pas et que dans 10 ans internet tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existera plus!

DÉSOCIALISATION NUMÉRIQUE

Désocialisation numérique, voilà le mot qu’il faut intégrer, perte de son job car la machine remplace peu à peu l’homme qui devient programmateur plutôt que soudeur devant le robot. Perte de connexion avec l’administration devant l’absence d’adresse électronique donc d’existence numérique, les enjeux sont énormes et l’état, à ses différents échelons, tente d’enrayer le problème. Un corpus associatif est en cours de déploiement sur le territoire pour apporter aux plus fragiles numériquement une aide mais devant le tsunami il va falloir un élan citoyen de taille.

L’entreprise à tout son rôle à jouer

Dans l’entreprise,  il nous est facile d’identifier l’illectronisme de certains, il suffit de mettre en place, d’une façon bienveillante, un recensement rapide des capacités de chacun d’entre ceux n’étant pas confronté à l’outil informatique au sein de l’organisation et d’analyser avec lui, sa capacité à lui apporter le minimum de formation.

La  ressource formateur existe naturellement dans l’entreprise et est bien souvent représentée par les plus jeunes, ce qui d’ailleurs créé du lien et inverse brutalement le fameux mentorat et sa pyramide devenu insupportable.

Pour le reste de notre société, un élan pourrait être donné dès l’école primaire pour mettre également en place ce recensement en famille et imaginer de motiver nos plus jeunes à porter la bonne parole à nos aînés. Imaginez la jubilation de nos enfants dans une mission de formation de leurs proches…….

En conclusion,  il nous faut tirer la sonnette d’alarme à tous les niveaux de notre société et rester en veille permanente vers la détection de l’illectronisme,  afin que dans un élan citoyen nous puissions tous apporter un soutien à ceux qui vont de plus en plus souffrir de cette exclusion rampante et inéluctable.

VJ

 

 

 

L’égo destructeur de valeurs!!!!

L’égo destructeur de valeurs !!!

égo
La problématique de l’ego : Avis de Aziz Taib, DRH dans une entreprise

Nous détenons tous un bout de vérité, un morceau du savoir et à cause de l’égo nous sommes persuadés individuellement de détenir le seul bon morceau!.

Les hiérarchies de statut , depuis longtemps en place, ont définitivement renforcé le phénomène en ne laissant s’exprimer que l’égo et la force du pouvoir au dépend du savoir.

Force est de constater que le principe a même habité la dernière campagne présidentielle, des candidats ont été attaqués et pas leur projet, il est affligeant de voir que plusieurs d’entre eux furent obligés de livrer leur intimité afin de se défendre d’attaques à cent lieux des véritables problématiques de notre société…

L’égo dans la hiérarchie historique de l’entreprise

L’égo disais-je, dans l’environnement professionnel , on a tendance à croire que livrer sa connaissance peut nous faire perdre notre place, notre statut social dans l’entreprise et pourquoi pas dans la société, alors on se replie, on garde jalousement son savoir et on tue l’écosystème dans lequel on est pourtant indispensable.

L’égo devient donc le premier destructeur de valeur du projet…

De fait il existe deux types de porteur de projet, celui qui met son égo au profit du projet et l’autre, celui qui met le projet au service de son égo. Si le deuxième vous entoure alors dites vous que ce projet n’ira pas bien loin…

Il faut retrouver l’égo de l’entreprise…

Fort de la mise en place d’une hiérarchie de l’autorité (voir post précédent)  nous pouvons en mettant le client au centre de tout intérêt, retrouver l’égo de l’entreprise où chacun par ses compétences et ses connaissances viendra s’épanouir dans l’accomplissement d’un projet commun.

Transférer l’égo de chacun vers un but commun, les égos associés ne s’additionnent pas ils se multiplient!!!
Les égos peuvent s’associer uniquement si on leur propose une ligne claire, un objectif bien défini dans lequel chacun va se retrouver, dans un temps long et avec une vraie visibilité…

Il en va de la responsabilité des managers d’apporter un environnement propice au transfert de l’égo, de définir des objectifs communs et non plus individualistes, de donner du sens aux actions de chacun.

De retrouver la fierté de l’entreprise à accomplir sa mission et à satisfaire le seul qui mérite autant d’énergie….Notre client

Bien à vous
Valéry J

Errare humanum est

Errare humanum est …

Le bureau des erreurs

L’erreur est humaine. La nature humaine n’étant pas parfaite, le propre de l’homme est de commettre des erreurs, car il n’est pas omniscient.
Cependant d’après la maxime: « errare humanum est », cela ne doit pas excuser  la négligence.

L’erreur est une occasion à saisir pour essayer de s’améliorer, car nous sommes des êtres perfectibles, l’erreur devient alors un outil de perfectionnement…

Perseverare diabolicum

Cette deuxième partie de la maxime par contre nous prévient : celui qui s’entête dans ses erreurs, sans essayer de corriger est inexcusable…
Mais revenons à la culture de l’erreur, qui était autrefois sanctionnable, car directement associée à une notion de perte de temps, d’argent…
Le réflexe inné  de l’humain, depuis notre plus jeune âge étant à minima de ne pas la voir ou à maxima de la cacher, avec pour double conséquence; la perte immédiate et l’inévitable retour de celle-ci à défaut d’en avoir analysé les causes.

Un autre regard:

Et si nous apprenions à voir l’erreur autrement, et si nous valorisions l’erreur comme le point de départ de l’amélioration, de l’innovation?
La première étape de la valorisation de l’erreur est sa déclaration; de façon basique une erreur déclarée par un des acteurs de l’équipe permettra de stopper  l’hémorragie.

C’est à ce titre que l’éducation dans nos entreprises est à revoir,  que l’hyper responsabilisation vers une déclaration honnête de l’erreur permettra d’assurer une qualité irréprochable du produit, de ne pas « refiler » l’erreur à son collègue pour la noyer dans le process de l’entreprise.
Cette erreur noyée demandera in fine énormément d’énergie à décortiquer le process pour remonter à son origine…

D’autre part, l’erreur est historiquement féconde : un nombre exceptionnel d’inventions, d’innovations, de découvertes ont pour origine une erreur…

En 1492 Christophe Colomb découvre l’Amérique suite à une erreur de calcul de quelques degrés, ce voyage devait l’emmener en Inde.

En 1825 L’utilisation de la térébenthine comme détergent par Jean-Baptiste Jolly, qui renversa accidentellement sa lampe contenant de la térébenthine comme combustible et découvrit ses qualités détergentes, et c’est en définitive ce qui assura le succès du produit pendant des décennies.

Les exemples sont nombreux dans tous les métiers, les aventures ou les chemins sinueux de la découverte….

La méthode :

Le pâtissier suit la méthode, la recette. En suivant scrupuleusement la recette du baba au rhum, il obtiendra systématiquement un Baba au rhum, plus ou moins bon, selon son talent…

La méthode ne permet donc pas d’inventer mais d’appliquer! Le respect de la procédure qui permet le bon fonctionnement de l’entreprise est indispensable à sa réussite, mais la condition est que l’erreur détectée, analysée, corrigée, peut laisser entrevoir à un endroit le développement, l’amélioration, la découverte d’une nouvelle organisation, d’une nouvelle formule, d’une nouvelle méthode…

Le Bureau des Erreurs

La matérialisation dans le management peut se caractériser par la création d’un « bureau des erreurs ! »

Venant compléter de façon innovante le service qualité, le bureau des erreurs sera le lieu de déclaration bienveillant de l’erreur, faisant alors l’objet d’un traitement; le succès est inexplicable alors que l’échec est analysable!

Apprendre à être fier de ses erreurs, est une nouvelle culture que nous devons enseigner  car se tenir à l’écart de ses erreurs est paradoxalement le meilleur moyen d’y succomber. Terminé les sanctions lorsque l’erreur est déclarée!

Le vrai héros de l’entreprise devient alors le « loser magnifique ». Etant de surcroit « sachant« , il sera inévitablement porteur d’un début de solution et sera le premier bénéficiaire de l’analyse…

L’affiche au dessus du bureau des erreurs chez nous exprime le dicton suivant: « Si tu rentres dans ce bureau avec un problème, amène avec toi au moins un début de solution! » 

Pour réussir:  il faut du temps… Le temps des échecs!

VJ

Mon copain Arabe

Je suis fier de mon copain Arabe…

drapeau
A la mémoire des victimes de l’attentat de Londres

Au lendemain des attentats de Londres, je me souviens comme   Il était fier mon copain arabe, il y a trois semaines lorsque dans un repas, il m’expliquait qu’il allait faire le ramadan!

Non pas tant par pure conviction religieuse, mais plus pour la tradition et plus encore pour le respect de soi et le bien-être…

Il était fier mon copain arabe, avant-hier sur la terrasse pendant que nous buvions mangions, lui patientait, attendant le coucher du soleil.

Il était fier mon copain arabe, lorsque je lui ai demandé, au vu de la journée caniculaire, si cela n’avait pas été trop difficile et qu’il me répondit en souriant : « dans le monde d’aujourd’hui le plus dur n’est pas de ne pas boire, le plus dur est de garder de saines pensees…. »

Il est triste mon copain arabe, ce matin quand je croise son regard devant les chaînes d’infos.

Il est triste mon copain arabe car une fois de plus grande est la confusion! et que rien, ni ses lectures, ni sa foi n’apporteront d’explication à ces infamies.
Il est triste mon copain arabe lorsqu’il voit dans quel monde ses deux filles vont devoir grandir….

Je suis fier de mon copain arabe…..
VJ

Bienveillance au travail: salariés à vous de jouer !

Bienveillance au travail
Bienveillance au travail

La bienveillance au travail n’est pas une posture, elle ne peut pas être feinte et est encore moins un artifice à la stratégie de management, et pour cause il n’existe pas de cours ni de tutos sur le sujet. Tout au plus vous trouverez bon nombre de conseils pratiques visant à édulcorer le quotidien…. mais, « il ne suffit pas de mettre un baby foot dans la salle de repos pour faire d’une entreprise, une boite dans le coup! »

Peut-être est-ce congénital?

Le management bienveillant c’est dans les gènes! et je l’affirme, les dizaines de salariés m’ayant accompagnés dans mes aventures professionnelles pourront en témoigner librement sur les réseaux. Ce n’est en ce qui me concerne, pas une mode, mais un concept de vie!, au travail comme dans le privé et ce depuis mon plus jeune âge.

Alors est-ce l’éducation, est-ce congénital ? génétique ? générationnel ? toujours est-il que j’ai eu la chance d’être élevé dans un climat d’amour sans faille qui m’a donné de la force et de la confiance en moi, mais surtout en l’autre!

« La confiance se gagne en goutte et se perd en seau » disait la génération de mon grand père, eux avaient connu la guerre, pas moi! eux avaient connu les forces du pouvoir, pas moi!

Mais qu’en est il exactement de la réaction d’une équipe face à un changement de dirigeant et de méthode de management, qu’en est il lorsque vous recrutez un nouvel équipier habitué à des méthodes d’avant? Force est de constater que la bienveillance est suspecte, qu’elle passe par les trois phases qui caractérisent une innovation: C’est impossible d’abord, c’est dangereux ensuite et pour finir cela devient évident!

Car non la bienveillance n’est pas que le devoir des dirigeants, et à l’évidence les premiers freins lorsque l’on impose un climat de bienveillance viennent des équipes elles mêmes et souvent entre elles.

La quatrième expérience de ma vie, contrairement aux trois autres m’a amené à la reprise plutôt qu’à la création, qu’elle fut ma surprise de constater la difficulté à faire prendre la greffe de la bienveillance sur un arbre bientôt centenaire! que de mal à instaurer un climat de confiance sain et pérenne pourtant indispensable à l’épanouissement de chacun. Combien de fois doit on « faire ses preuves »? combien de fois doit on pardonner et répéter les règles du savoir vivre ensemble?

bienveillance au travail, Salariés a vous de jouer…

Je me demande finalement s’il ne serait pas temps au lieu d’inonder les réseaux sociaux avec des conseils, aux dirigeants, aux managers, de s’adresser aux équipes!?

La résistance est vaine et l’entêtement à regretter le pouvoir, à systématiquement douter de la bienveillance, à la refuser ne peut à terme vous faire émerger du groupe qu’avec le reflet de la personne « toxique » et vous condamner à l’exclusion non pas de la part du manager mais du groupe!

Car « oui » la bienveillance est fédératrice, constitutive de groupes auxquels nous avons tous besoin d’appartenir, de solidarité, d’écoute et de compréhension. La bienveillance à pour essentiel moteur la reconnaissance de l’autre pour ses qualités et ses valeurs, bref, la bienveillance est un climat, une teinte, contre laquelle  aucune force individuelle négative ne pourra à terme s’exprimer, il ne reste pour celui qui n’y croit pas, qu’à quitter le groupe.

Bienveillance ne signifie pas faiblesse! bien au contraire elle est un mode de vie qui est régie par des codes bien plus simples que les autres organisations, les codes du respect, de l’attention, de la confiance dans l’équipe, par contre percuter sciemment ces valeurs peut être rédhibitoire et avec de lourdes conséquences…

 

Alors en conclusion et à l’adresse de toutes les équipes découvrant ce phénomène qu’est le management bienveillant, ne perdez plus de temps à résister alors que c’est pour le bonheur de l’équipe dont vous faites partie, la bienveillance n’a pas d’uniforme, elle habille celui qui le souhaite et permet d’un coup de faire apparaitre clairement la seule notion qui permettra d’emmener nos organisations vers un futur serein:

LA FORCE DE L’EQUIPE!

VALERY JIMONET

Autorité vs Pouvoir… Les temps ont changé

Autorité vs pouvoir
Autorité vs pouvoir

D’aucuns diront que nos sociétés sont en mal d’autorité…
Encore faut-il se pencher sur la définition exacte ou tout au moins décortiquer ce que signifie le mot autorité!
En ouvrant le coeur de ce mot, car les mots contiennent souvent de surprenantes définitions, on découvre que le mot autorité vient du mot: Autor
Qui signifie la personne qui se porte avale lorsque quelqu’un emprunte ou, la personne juridique qui va se porter garant pour quelqu’un qui n’était pas majeur au sens juridique du terme.
« Autor » a donné en français le mot: Auteur
L’auteur est celui qui se porte garant de ce qu’il a écrit ou signé…

Mais le plus intéressant c’est que Autor vient lui-même du verbe ´augere’ qui veut dire: augmenter!

Voilà le sens profond du mot « autorité » ! : Quelqu’un qui aurait autorité sur moi est quelqu’un qui m’augmenterait…. qui aurait un apport clair et évident sur mon enrichissement intellectuel ou technique personnel.
Je n’ai donc autorité que si j’augmente celui sur lequel je l’exerce et pour en revenir à l’auteur sa légitimité ne vaut que si ce qu’il a écrit nous augmente, sinon nous n’allons même pas au bout de la lecture.

Nous voyons là que le mot autorité revêt un tout autre sens, bien plus noble et respectable que le pouvoir…

Les hiérarchies de statut imposées depuis des siècles ont souvent fait abstraction de cette notion et ont transformé l’autorité en pouvoir.
Il y a une différence extrêmement notable, et très souvent une confusion donc entre pouvoir et autorité.
Comme le dit la maxime, le pouvoir se prend ! Ou à minima on en hérite, le pouvoir est l’illustration même des hiérarchies historiques: Ce qui donne pouvoir est le fait de le recevoir ! Par le sang, le vote ou de le prendre comme le dictateur.
D’autre part, le pouvoir s’exerce toujours du haut vers le bas, Nous retrouvons là l’organigramme empirique de l’entreprise sous forme d’une pyramide, une cascade de pouvoir dont le levier augmente en descendant et en accroit inévitablement le stress.
Enfin il est facile de constater que le pouvoir est souvent théâtralisé, mis en scène, dans toutes les strates de notre société, le sceptre et la robe de l’évêque, la couronne du roi, la robe du juge et plus simplement le costume et la cravate du manager…

 
#NouvelOrganigramme

Bon we
VALERY JIMONET